Deux miels bien différents pour passer l’hiver

La saison apicole 2015 se termine avec la mise en pots du miel d’été. Si le printemps fut l’un des plus mauvais de ces dernières années pour nos abeilles, l’été a redonné le sourire aux apiculteurs. Jusqu’au début du mois de juillet, les belles floraisons associées à de bonnes conditions météorologiques ont permis aux fleurs de libérer beaucoup de nectar que nos abeilles se sont empressées de transformer en miel. La sécheresse qui a sévi par la suite a stoppé net ce bel élan, mais les ruches étaient déjà bien pleines.

Alors que le mois d’août se termine sous des trombes d’eau, les étagères se chargent de deux catégories de miel bien différentes…

Les deux miels de la saison 2015 aux ruchers du Plessis

Les deux miels de la saison 2015 aux ruchers du Plessis

Le miel de printemps, presque blanc et assez ferme, est souvent apprécié par les enfants pour sa douceur et son goût sucré. Il peut facilement être utilisé en cuisine ou pour sucrer tisanes, cafés ou thés. Il provient du nectar des arbres fruitiers du printemps et du colza qui colore en jaune nos campagnes en avril et mai chaque année.

Le miel d’été, quant à lui, présente cette année une belle couleur brune et un goût plus marqué. A ce stade, il est encore très liquide. Mais comme tous les miels, il cristallisera peu à peu au fil des semaines. Le nectar des fleurs de l’été permet aux abeilles de produire ce miel : tilleul, châtaignier, ronce, trèfle et des dizaines d’autres fleurs estivales sont butinées dans des proportions variables selon les conditions météo et la force de chaque colonie. En plus de ce nectar, les abeilles collectent aussi parfois un peu de miellat.

Petite astuce : il est facile de liquéfier un miel qui a cristallisé. Placez le pot au bain-marie à une température de 35° maximum, et remuez-le constamment avec une fourchette pendant quelques minutes. Il retrouvera sa forme liquide. D’autres techniques de chauffe peuvent être plus rapides mais font perdre au miel ses qualités gustatives et ses propriétés. Il convient donc de les bannir…

 

 

 

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Maintenant le tilleul, bientôt le châtaignier…

Malgré une météo assez mitigée avec beaucoup de vent du nord ou d’est, les fleurs de tilleul s’ouvrent petit à petit. Nos abeilles devraient retrouver des conditions plus favorables au butinage après la mi-juin, si les prévisions sont confirmées.

Tilleul en fleurs

Tilleul en fleurs

Les châtaigniers se préparent eux aussi… Encore un peu de patience et ils seront à leur tour une bonne source de nectar.

Châtaignier

Châtaignier

Des fleurs, du couvain et bientôt les premiers essaims…

Mi-avril 2015 : on sent que tout va aller vite maintenant. Le colza commence à jaunir le paysage, les fleurs des cerisiers pointent le bout de leurs pétales et, à la faveur des belles journées assez chaudes, les abeilles sont en pleine activité. Une visite récente de toutes les colonies a permis de constater que certaines d’entre elles avaient déjà beaucoup de couvain.

Ruchette de piégeage dans un cerisier

Ruchette de piégeage dans un cerisier

En agrandissant le nid à couvain par l’ajout de cadres neufs, chaque apiculteur tente de limiter les essaimages qui devraient débuter sous peu. La pose des hausses ne devrait d’ailleurs pas tarder.

En complément des ces mesures préventives, la mise en place de ruchettes de piégeage permet, chaque année, de capter des essaims volages à la recherche d’u nouvel habitat. Une ruchette usagée est préférable pour augmenter ses chances. On y place un ou deux vieux cadres sains et on complète avec des cadres neufs. Pour se donner de l’espoir, on étale sur les jambages ou à l’entrée de la boîte un peu d’attire-abeilles, pâte colorée à forte odeur de mélisse. Si son efficacité fait débat, au moins permet-elle de se donner bonne conscience en se disant qu’on a mis toutes les chances de son côté…

Puis, si tout se passe comme d’habitude, on verra un matin quelques dizaines d’éclaireuses tourner autour de la ruchette et la visiter. Plus tard dans la journée, l’essaim entier arrivera dans un bruit un peu effrayant pour les néophytes. La petite troupe entrera en quelques dizaines de minutes. Enfin, après un nettoyage minutieux du nouveau local, chacune des abeilles vaquera à ses occupations : la vieille reine pondra, les nourrices nourriront, les cirières bâtiront les alvéoles sur les cadres neufs et les vieilles butineuses partiront récolter nectar et pollen…

Les fleurs d’été arrivent…

La défloraison du colza marque souvent la fin de la miellée de printemps. Elle est suivie par une courte période  pendant laquelle les fleurs se font plus rares.

Puis, comme en ce week-end de Pentecôte 2014, les tilleuls se couvrent de petites taches jaunes et bruissent d’abeilles et de bourdons. Cette floraison odorante pour l’homme et attrayante pour nos avettes sera suivie par celle de la ronce et des châtaigniers.

Tilleul en fleurs à proximité du rucher du Plessis

Tilleul en fleurs à proximité du rucher du Plessis

Les reines en folie sous le soleil printanier

L’an 2014 s’annonçait mal… Certes, nous n’avions pas eu de grands froids au cours de l’hiver, mais nos champs ressemblaient plus à des rizières qu’à des prairies : 114 mm de pluie en octobre, 129 en novembre, 127 en décembre, 149 en janvier et 138 en février ! Puis mars fut curieusement très sec : 31 petits millimètres enregistrés dans le pluviomètre du jardin, accompagnés de températures d’une grande douceur. Nos avettes, fort attentives, ont interprété cela comme un signal de départ de l’année apicole : les bonnes reines se sont mises à pondre plus que de raison. Chaque journée de soleil a été mise à profit pour engranger beaucoup de pollen et un peu de nectar prélevé sur les premières fleurs printanières.

Poirier en fleurs le 31 mars 2014

Poirier en fleurs le 31 mars 2014

Fin mars, les ruches des meilleures colonies étaient déjà pleines à craquer. La floraison des arbres fruitiers était bien engagée et le colza commençait à jaunir le paysage. Il a fallu faire de la place : les premières hausses furent posées…

 

 

 

Un mois d’octobre doux et humide

Ce début d’automne fut relativement doux et humide. 114 mm de pluie ont été relevés dans le pluviomètre au cours du mois d’octobre 2013. Mais trois journées ont fourni à elles seules les deux tiers de ces précipitations, en début, milieu et fin de mois.

Lierre en automne

Le lierre, dernière ressource indispensable au bon hivernage, a profité de ces bonnes conditions météorologiques. On a trouvé aussi des butineuses sur l’eleagnus.
Le pollen a été engrangé en bonne quantité, signe que la ponte s’est poursuivie.